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mardi 21 novembre 2017

 

Le canal Charente-Seudre et son histoire

 

Au Moyen-âge, l’Arnoult s’écoule au travers d’un vallon couvert de taillis impénétrables, alimentant quelques moulins à eau, avant de mêler ses eaux à celles de la Charente à Martrou.

Vers 1515, le Prieur-seigneur de Montierneuf perce la barre rocheuse de Saint-Saturnin [1] et y établi un moulin pour lequel il détourne l’Arnoult en creusant un fossé suivant le vallon de Montierneuf.

En 1681, Vauban veut rétablir Brouage et désenvaser son port en y détournant à nouveau l’Arnoult. En 1687, il creuse le canal du Moulin du Port dans le marais de Saint-Agnant puis le prolonge au travers de la barre de Saint-Saturnin.

En 1782, les canaux sont envasés, l’intendant Reverseaux organise leur assainissement, mais le manque de moyen et une série de catastrophes naturelles rendent héroïque le percement du premier kilomètre à la Bridoire, ancien moulin du bord de la Charente.

En 1804, Cochon-Duvivier ouvre à nouveau les canaux comblés de Montierneuf et de Pont-l’Abbé et perce au travers des marais un nouveau canal direct vers Brouage et une déviation vers la Seudre.

Le canal de la Seudre à la Charente est né.

Il n’aura jamais de nom officiel, mais celui de « Canal de la Bridoire » lui reste attaché.

Aujourd’hui, le canal est devenu un outil de régulation de l’eau douce dans les marais mais aussi un lieu fort apprécié des pêcheurs et des promeneurs.


[1] pont de Saint-Agnant

 
 

 
 
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  Mis à jour le lundi 20 novembre 2017